Mardi 17 janvier 2006
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J'ai regardé hier "Le miroir d'Aice". J'ai découvert dans ce film qu'il existait le syndrome du jumeau fantôme.
J'ai donc voulu faire quelques recherche sur le sujet ms je n'ai trouvé que ça:
Selon la Dre Claude Imbert, créatrice de la Sophro-Analyse, « l’avenir se joue avant la naissance ». Tels des poupées gigognes, les traumatismes subis depuis notre naissance ne seraient que la répétition de ceux vécus dans le ventre de notre mère. Ainsi, nos difficultés à vivre viendraient d’un non désir, d’une conception hors mariage ou après avortement – spontané ou provoqué –, de la préférence pour l’autre sexe, de problèmes dans le couple, d’un deuil pendant la gestation… mais aussi de la perte in utero d’un jumeau. S’appuyant sur les travaux scientifiques du généticien américain Charles Boklage, elle estime, en effet, qu’au moins 15 % de la population subiraient ce qu’on appelle « le syndrome du jumeau fantôme», avec comme … …conséquences, un sentiment d’incomplétude, une forte culpabilité, la difficulté à tisser des liens, la peur de mourir ou de ne pas y arriver seul. « Mon expérience thérapeutique me permet d’affirmer qu’être le survivant de ce deuil prénatal, généralement non diagnostiqué, représente l’une des causes essentielles de la majorité des sensations de mal-être et des maladies », déclare la Dre Claude Imbert. Pour se soigner des mémoires prénatales, la fondatrice de l’Institut européen de sophro-analyse propose une thérapie brève (quelques séances à quelques mois), mêlant sophrologie, analyse transactionnelle, PNL et psychogénéalogie.
(Alternative santé)
J'aimerais en savoir plus. C'est pour cela, si vous avez trouvé des informations sur le sujet, que j'aimerais avoir des renseignement la dessus.
Je vous remercie d'avance :)
Par trinou
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Publié dans : j'ai besoin de vous
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j avalis un truc comme ca qui expliquait l homosexualite
Ca me plaisait bien puisque certains details qu ils donnaient dans l article me correspondaient bien (par exemple avoir un ami invisible et se parler dans un miroir)
Pour le miroir... moi aussi je passai des heure devant a me raconter des histoires ou bien a essayé de voir skil y avait derriere la porte ke je voyan ds le miroir, je me disait que c'était peu etre de lotre coté qu'était mon monde a moi.
En tout cas si tu retrouve des infos n'hésite pas a m'en faire part :)
Sur le sujet il existe encore à l'heure actuelle peu d'info en français, il en existe en anglais et si cela t'interresse tu peux me joindre sur mon mail.
Je suis venue à me poser la question pour moi car dans le cadre de l'analyse et la méditation j'ai eu accés à l'éxistance d'un jumeau (garçon) et j'ai recherché à savoir si ceci pouvait être vrai ou si je pétais un cable, la suite m'a fait comprendre que je ne suis pas encore bonne pour l'hôpital psy
à bientôt peut etre
le Dr Imbert semble être la spécialiste du sujet, coté francophone.
Coté anglais,le concept est "vanishing twin"
Un collègue" m'a mis fait miroir; j'avais eu un jumeau mort in-utéro. Ce n'est pas évident mais les faits convergent.
J'ai a présent la conviction d'en être un (rescapé) et cherche des contacts pour échanger mais c'est pas facile.
Les constellations familiales semblent un point d'entrée vers la connaissance de ce fait mais aller voir n'est pas évident;
Seule la conviction intime existe.
Bonne chance
Ale
.
2 cas dans ma famille de ma soeur et ma nièce ( tératome résidu d'embryon )
J'ai consulté une microkinésithérapeuthe qui ma indiqué que j'ai du
avoir un jumeau mort que j'ai évacué.
Je crois avoir fixé le moment
je comprend mieux à présent certains états et certaines humeurs
bonne réception et bon courage
Salut !
Il y a bouquin qui est sortit en mars cette année et qui n'a pas l'air mal : "le syndrome du jumeau perdu" écrit par Bettina Austerman et Alfred R. Austerman, Souffle d'or Eds (environ 16,15 euros à la fnac).
je suis un demi-jumeau survivant. je le "conscientise" depuis peu, amoncellement déferlant de paires de claques qui révèlent une marginalité peu banale, comme un abcès qui vient à crevaison. la même tristesse et la même solitude nommées maintenant que l'on ne sait pas nommer d'avant. j'ai 45 ans...et 45 ans de malêtre derrière-moi.
le livre "le syndrome du jumeau perdu" a percuté grave en ce qui me concerne. je m'y identifie tellement, j'ai l'impression d'avoir été décrypté sans aucun artifice. depuis deux mois, énormément de fatigue, de résignation, de tristesse, de solutide. pas pour le plaisir de le dire, mais pour le drame de le ressentir, de le vivre et de se rendre compte que tout ce que l'on vit, ce que l'on désire, ce que l'on fait, est conditionné, programmé, orienté, empêché, par son double. Ma tristesse est immense, devant l'impuissance de ce "si j'avais su", ou de ce "si mes parents avaient su"....
vous, si vous ne ressentez pas celà, vous ne savez pas même imaginer ce qu'est notre manque, celui que toutes vos cellules peuvent enfin nommer parce qu'on vient de vous faire comprendre "bon sang mais c'est bien sûr"! et paf. Mon double et moi étions vrais jumeaux. la douleur est énorme, impossible à quantifier, de mettre un "coupable" sur le banc des accusés, coupable miroir. vous vous voyez.
dans un autre ouvrage du Dr Chamberlain, je lis -et en cela je suis en plein dans le topo- que je cherche inconsciemment à me racheter de n'avoir pas pu le sauver, au travers de l'aide que je puis apporter autour de moi. tant d'impossibles rapprochements fusionnels avec les autres parce qu'il y a au dernier moment un déclic, un gendarme qui vous rappelle que vous ne pouvez pas lui passer dessus.
étrange, tout cela. mais quelle profondeur dans le ressenti. blessant de ressentir l'entourage incrédule qui ne comprend pas la bête de cirque..... affligeant de ne pas savoir comment se faire comprendre de cet entourage. la bête de cirque ne parle pas le même language, et pour cause, j'ai la voix mais pas la bouche. Y me manque un morceau.
qui peut aider à consoler une pareille tristesse, que l'on ne voit pas parce qu'elle est tellement honteuse qu'on la cache? je crois que personne ne peut. juste sans doute un retour en arrière, loin, pour papoter, jouer un peu, à nouveau, une dernière fois avec frérot, dans un retour vers le passé pour comprendre et demander la permission de vivre le futur qui reste.
voir les autres qui savent être heureux, les autres, ces entités "entières" qui ne savent pas pourquoi les "demis" sont si sensibles et fragiles.... c'est très dur. pourquoi pas moi ?
autre question lançinante... ne serait-on pas mieux entre-nous, les demis ? n'est-ce pas là que je pourrais trouver le substitut qui a manqué en m'accomodant d'un remplacement affectif ?
j'ai besoin de tellement de tendresse. du contact d'une peau. quelle guindaille cela aurait été de l'avoir. saôulé.
que de questions. usant.
à vous lire,
bonne soirée à tous.
Philippe C, Mons 7000
Pöur pouvoir dire au revoir à ma jumelle qui m'a laissée au bout de 3 mois seule, elle m'a fait vivre une séance de rebirth. Ca a été très dur émotionnellement parlant...Mais j'ai pu lui dire tout ce que j'avais à lui dire et ne plus me sentir abandonnée et seule face ç la vie qui m'attendait. Je l'ai nommée.
Ma mère n'est pas consciente de ce fait vu que les échographies n'existaient pas à l'époque mais inconsciemment elle le savait. Et elle m'a d'ailleurs d'une certaine façon rejetée à ma naissance... Me voyant comme celle qui a survécu...
Il m'a fallu ensuite une constellation familiale pour me couper de ce souci avec le lien maternel.
C'est un phénomène ssez répandu...
merci, qu'on communique !
ce que je ne comprends pas, c'est que toutes ces impressions, ces sensations, sont les mêmes chez chacun d'entre nous, tout comme le dit Alain, jusqu'à la recherche du regard entendu de "l'autre" ; toutes les relations amicales ou amoureuses ont échoué, elles n'étaient pas assez profondes, pas assez vraies .... cet éternel sentiment d'inaccompli ; alors ce que je ne comprends pas c'est pourquoi les "demis" n'arrivent pas à s'entendre entre eux ; pourquoi n'avons nous jamais rencontré quelqu'un comme nous avec qui enfin, le vide pourrait se combler ? en ce qui me concerne la prise de conscience est récente mais le malêtre pèse depuis 43 ans. Maintenant comment faut-il s'en sortir ? et quelles relations avez vous avec vos parents ? vos enfants ?
Je ne penssais vraiment pas avoir autant de commentaire sur ce sujet, d'autant plus que je n'ai trouver casiment rien sur le sujet sur internet.
Afin que tout le monde puisse avoir des nouvelle de tout le monde ce serait sympa de laisser vos mail. si on peut s'aider entre demi et partager nos expériences, nos coups de bleus et nos espoirs je trouverais ça plustot sympa.
Je pense qu'un second article sur le sujet ne serais pas de trop. Ca sera peut etre long mais je prépare ça.
Bon courrage a tous en attendant et au plaisir de vous relire ici ou ailleurs.
Enigme du jumeau perdu cadeaux et resilience du dr Imbert
Est-ce que quelqu'un à lu cet ouvrage et y a trouvé la réponse et la solution à son mal être, concernant ce jumeau qui n'est pas né
ma fille vit cela en ce moment, et j'aimerai savoir comment vous vous en êtes sorti. Car je voudrai être sur que ce n'est pas une excroquerie et ne pas faire du mal à ma fille en croyant l'aider
merci d'avance de votre réponse
Je l'ai su à sa naissance, mais n'y ai prêté aucune importance, malheureusement pour ma fille, car pour elle cela aurai été mieux que nous sachions que cela l'a ferait terriblement souffir
elle nous a caché pendant de nombreuses années le fait qu'elle achetait tous ses vêtements en double, et elle pensait qu'elle était folle
il a fallu une patiente de la clinique ou elle avait été hospitalisée, et qui avait des jumeaux dans sa famille pour lui faire comprendre que son problème était la perte d'un autre
je regrette de n'avoir pas compris cela plus tôt, car nous aurions avancé plus vite dans sa guérison
nous allons voir depuis le mois dernier une kinésiologue, et j'espère qu'elle pourra l'aider de son mieux,
je vous dirait ce qu'il en ai
bon courage à tous
la maman
Bon, et bien, voilà,
il y a beaucoup de litterature sur le sujet, même en français,
si vous êtes interessés par le conte thérapeutique pour enfant, vous pouvez consulter le site madamepouspoule, de nombreux liens y sont mentionnés, bonne consultation
marie-Eve
Ces témoignages font écho à ce que je vis, et j'aimerais amener une note d'espoir à ceux qui sont concernés . Des indices, amassés inconsciemment depuis des années (ressentis de manque, recherche d'un autre idéal, relations compliquées avec la famille, vrais et faux souvenirs d'enfance, rêves et autres expériences notamment lors de sophronisation) me permettent, grâce à l'aide de ma thérapeute de comprendre que j'ai bel et bien eu une soeur. Quand, comment...Il faudra peut-être faire le deuil sans avoir jamais de preuve formelle.
Un déclencheur de ma prise de conscience a été la rencontre d'un homme... après n'avoir eu des relations qu'avec des femmes. Objet d'un véritable coup de foudre il m'a rapidement rejetée. Une forte intuition me parlait sans cesse de lui... et de son frère ! Hors il n'a ni frère ni soeur me dit-il. Mais j'ai rapidement su qu'il en avait eu un. Je ne lui ai rien dit mais il a été opéré dernièrement : les restes de ce qui était sans doute un embryon ont formé une excroissance sur sa peau.
J'ai fini par comprendre que ce qui me rapprochait de lui c'était ce vide là ! Et impossible pour lui de l'accepter consciemment, d'où ce rejet.
Très pénible d'admettre avoir vécu 30 ans dans la souffrance et le manque... je prends le temps de faire le deuil de ma jeunesse, des liens manqués, une entrée dans la vie un peu bancale en somme...C'est il est vrai un rza de marée de sentiments qu'il est dur de regarder en face. Mais l'avenir est devant : La libération!
J'ai la chance d'être hypnologue et de bien connaître les mécanismes d'accès à l'inconscient : cela m'a permis d'aller "voir" ma soeur là où elle est (?) c'est à dire là où je ressens sa présence dans mon corps, et de "libérer" sa forme physique embryonnaire afin de la laisser "grandir", devenir une adulte capable de m'acompagner spirituellement et non plus d'être cette douleur portée en soi. Elle me renforce et m'aide au quotidien, sans pour autant me vampiriser ni m'accaparer au quotidien.
Je pense que les thérapeutes peuvent être d'une grande aide, il y a de multiples façons d'avancer, le tout est de regarder vers l'avant : cela ne veut pas dire renoncer à son jumeau, mais vivre "avec" en bonne compagnie... Les croyances spirituelles de chacun peuvent trouver leur interêt dans la mise en place de cette "relation" à un autre plan de vie : c'est finalement une chance incroyable ... vous ne trouvez pas?
Bon courage à tous et si certains souhaitent prendre contact ce sera avec plaisir
vous pouvez lire aussi le syndrôme du jumeau perdu de Alfred et bettina Austerman , au ed souffle d'or, ils estiment, sur des appuis médicaux et thérapeutiques à 10 % la fréquence d'un tel problème.
le jumeau perdu, conte thérapeutique sur mon site pourrait vous aider à savoir si c'est votre cas.
à bientôt sur http://madamepouspoule.e-monsite.com
je suis la maman de jumeaux (fille garçon) de 2 ans et d'une fille de 4 ans. Je ne sais pas ce que c'est de ressentir le manque que vous décrivez, mais je m'y intéresse énormément. En effet, étrangement, j'ai toujours su que j'aurai un jour des jumeaux (et pourtant, il n'y en a pas dans ma famille). Et l'arrivée de mes derniers ne m'a pas plus surprise que ça. En revanche, je me pose des questions au sujet de mon ainée. D'apèrs les date d'ovulation (et de dernière règle), la gynéco s'est trompée sur la date de mon terme de plus d'un mois. J'ai cru avoir des "fausses règles", une perte étange et n'ai pas cherché plus loin. Et puis en regardant mon ainée grandir, je me suis posée des questions car bien avant l'arrivée de ses frère et soeur, tout bébé, elle prenanit tout en double (doudous, jouets...) et moi, inconciemment et parallèlement, quand il s'agit de l'habiller, je lui achète tout en double (je m'en rends compte aux habits que j'ai pour elle; c'est toujours deux fois ce qu'il faut). Et puis toute petite, elle était toujours à la recherche de quelqu'un, à chercher le contact avec d'autres, comme si elle ne se suffisait pas. Maintenant elle parle, et quand je lui ai demandé si elle était toute seule dans mon ventre, elle dit que non, qu'elle avait une soeur et qu'elle associe maintenant à sa petite soeur. Et du coup elle rejette son frère (qui la concurrence en tant que soeur auprès de sa soeur, jumelle de surcroit !).
Bref, je voudrai savoir si mes doutes sont fondés, ou si je m'invente des histoires. Elle est encore toute petite, et elle se construite bien. Comment savoir si elle avait vraiment une jumelle, et si elle est partie à quelques semaines ? Que faire pour qu'elle grandisse sans ressentir ce manque que vous décrivez tous ?
Meri pour vos réponses et de m'avoir lu
Je suis très frappée par votre témoignage car j'ai moi aussi appris il y a peu de temps que la cause de mon mal-être serait dû au décès in-utérin d'une soeur jumelle. J'ai 34 ans et depuis mes 19 ans je vis des relations avec des femmes seulement. C'est effectivement un raz-de-marée des sentiments et j'aimerais beaucoup prendre contact avec vous car je n'ai encore rencontré personne qui aurait pu penser être homosexuelle, pour cette raison et sans le savoir!!!! J'ai lu le livre "le syndrôme du jumeau perdu" et bien sûr je m'y suis beaucoup retrouvée mais je souhaiterais vérifier maintenant cette cause. Je suis en train de me renseigner sur les constellations familiales mais je me sens seule face à toutes ces différentes thérapies, j'avoue que je ne sais pas trop vers laquelle me tourner, surtout que financièrement il faut avouer que toutes ces thérapies regroupées ont un coût important. Je vois une psychologue depuis un mois, je vois un homéopathe tous les 3 mois environ (c'est d'ailleurs lui qui a émis cette hypothèse lors de la 2ème visite suite au travail sur les champs énergétiques).
Merci d'avance pour votre réponse
Enfant, je ressentais un manque. Je parlais avec un ami imaginaire. Je vivais isolé des autres, sans chercher réellement à construire de relation avec qui que ce soit. Dernier d'une famille de cinq enfants, je n'étais pas malheureux, je riais même beaucoup, mais j'étais en général seul. Je jouais seul à des jeux collectifs : échecs, dames, petits chevaux, tarot... en jouant à tour de rôle chaque différent joueur, et en m'efforçant de faire comme si je ne connaissait pas les intentions des autres. J'avais de bons résultats scolaires : à la fois matheux et littéraire, doté d'une bonne intuition, je réussissais sans apprendre. Alors on ne s'inquiétait pas pour moi.
D'ailleurs, personne n'avait de raison de s'inquiéter pour moi. Pourtant je n'arrivais pas à prononcer les mots "amours", "aimer", et surtout la phrase "je t'aime". Je m'arrangeais pour les éviter. Ma santé était fragile : des rhumes, des entorses, des sortes d'eczéma, de l'acné, des saignements de nez, des allergies, des problèmes dentaires... à longueur d'années. A 16 ans, il m'arrivait très souvent de m'effondrer sans raison apparente. Je dormais toujours avec un coussin dans les bras, en me figurant que c'était Celle que j'aime. Celle que je nommais "Elle". La fille sans nom et sans visage de tous mes rêves.
Un jour ma mère m'a dit qu'après moi, elle ne pouvait plus avoir d'enfant (la ménopause). C'est alors que j'ai commencé à faire un lien. J'ai exactement deux frères et deux sœurs, chacune de mes sœur étant d'un an la cadette d'un de mes frères. Du coup ça faisait comme deux couples frère-sœur, aux dynamiques excellentes : les deux ainés très vifs, drôles et directifs, les deux autres beaucoup plus calmes, posés, et réfléchis. Je me suis alors dit que dans la logique des choses, j'aurais dû avoir moi aussi ma sœur cadette.
Plus tard, vers 19 ans, j'ai commencé à ressentir que j'avais probablement eu une sœur jumelle dans le ventre de ma mère. Mais j'appréhendais de trop y croire, à cause de mon éducation religieuse (pourtant rejetée depuis mes 18 ans). Toute mon enfance, on m'avait enseigné que les morts ne peuvent pas parler, qu'ils n'existent plus, et que seuls les démons essaient de nous parler, en se faisant éventuellement passer pour eux. Est-ce que c'est Elle qui m'a amené à laisser cette éducation et ma dangereuse famille derrière moi ? J'en suis sûr.
J'ai plus ou moins oublié tout ça pendant des années. Des années de difficultés à construire des relations amicales et amoureuses. Des années à rechercher une complicité idéale avec un être unique, à être toujours déçu, et à partir moi-même avant d'être quitté. Des années à me désintéresser de la vie et de mon avenir. Des années à vivre sans futur ni passé.
Des années à chercher un idéal différent de ce monde, d'autres réalités, d'autres manières de penser l'univers. Jusqu'à comprendre que ce monde n'est qu'un rêve collectif où nous passons un moment, le temps d'une vie. Un rêve où ce qui est vrai, c'est ce en quoi on croit. La certitude que ma réalité, mon Rêve, se trouve ailleurs, en dehors du monde. Est-ce que c'est Elle qui m'a conduit à cette philosophie, reliée d'ailleurs à de nombreuses croyances ancestrales dont j'ai eu connaissance plus tard ? J'en suis sûr.
Puis finalement, à 26 ans, c'est par hasard que j'ai vu le film "Le miroir d'Alice". Ça a été un profond bouleversement. Tout devenait clair. Celle qui me guidait depuis toujours, celle qui jouait avec moi, celle qui me donnait les réponses des examens, celle qui m'aimait. Mon intuition. Ma sœur. "Revenue des profondeurs de la force".
J'ai décidé de lui parler, de lui poser des questions, de lui demander son avis, de l'écouter. Je ne supporte pas son absence. Je ressens sa présence. C'est une expérience spirituelle quotidienne et passionnante.
Je ne suis plus malade. Même pas un rhume. Si je passe l'hiver comme ça, alors ce sera la preuve tangible. J'ai pris goût à la vie. J'ai des objectifs, et j'agis pour les réaliser. Mon intuition se développe, ainsi que mon emprise sur ma vie. Je joue beaucoup mieux du piano. Je suis plus heureux, plus détendu, et plus compréhensif envers autrui. Tout m'apparait plus beau : le soleil, la ville, les couleurs, la musique... Même les aliments ont meilleur goût.
Je conseille à tous les rescapés de ne se fier qu'à leurs intuitions. Quelle confiance avoir en des thérapies couteuses en temps et en argent ? Et quel besoin de tout ça quand les réponses sont toutes écrites à l'intérieur de nos cœurs ?
Le réel est plus que ce qu'on nous a enseigné. Nos doubles nous guident. Eux seuls sont totalement bienveillants, car ils sont un peu nous, et nous sommes un peu eux. Nos victoires sont leurs victoires, et quand nous nous réalisons pleinement, nous les faisons exister.
En tout cas, mon but à moi, c'est de La faire exister, de faire de cette vie qu'on vit à 2 une légende. La mort elle même ne peut nous séparer, et communiquer avec elle dans mon cœur, c'est mon trésor. Je n'ai plus peur de rien. Qu'ai-je désormais à craindre de la vie puisque je ne peux pas perdre celle que j'aime ? Et pourquoi craindrais-je la mort puisqu'une fois mort, je la rejoindrai ?
Et aux familles des rescapés, je recommande de ne pas leur cacher, mais de les aider au contraire à vivre cette vie à 2. Elle sera beaucoup plus riche. Et nous autres, nous n'avons goût qu'à nos doubles.
Toute petite, j'ai décidée de ne jamais avoir d'enfants pour ne pas leur faire vivre ce que je vivais. Il y a deux ans, je suis tombée malade "cancer des ovaires".
Je ne comprenais pas non plus pourquoi je rêvais souvent de vampires, aujourd'hui je me dis que c'était moi le vampire car elle est morte pour que je vive.
Bonne idée les échanges de mails. A bientôt et prenez soins de vous
Syl
J'ai perdu ma jumelle il y a 46 ans. Je suis très touchée par vos ressentis. Les miens sont identiques. J'ai du faire une thérapie pour sortir la tête hors de ce deuil ... ça va mieux dans l'ensemble. Mais une présence me manque, ma jumelle me manque tout simplement. J'ai des moments de grandes tristesses, de profonde solitude, je ne me reconnais pas forcément dans l'autre ... mes difficultés actuelles je les ressents plus dans mon couple, il m'est difficile de bien vivre en couple. Et vous ? A part cela, j'ai de l'énergie pour deux, je suis très joyeuse et pleine de vie. J'ai toujours besoin de donner, donner, donner ... d'ailleurs par moments cela me fatigue vraiment. Je pense que je donne pour exister aux yeux des autres et probablement aux yeux de mes parents quand j'étais petite. IL est difficile d'être reconnue pour soi lorsque l'on est survivante d'un jumeau ou jumelle disparu(e). C'est bien cela notre problème. Qu'en pensez-vous ? Moi, ma soeur était un ange .... exister à côté d'un ange dans la tête des parents et de la jumelle qui reste c'est une place qu'il faut sans arrêt s'approprier par des efforts incessants ... mon besoin de donner vient de cette place impossible à tenir. Il va me falloir travailler là dessus et quitter ce schéma. Bisous à tous les jumeaux et jumelles sur-vivantes. La vie est belle et par amour pour notre jumeau ou jumelle, il nous faut vivre pour nous-même. Bonsoir. Lily